Il s’agit d’une manière alternative d’obtenir une qualification en permettant de reconnaître les acquis expérientiels. La démarche de RAC est donc un processus de validation de l’expérience qui permet de reconnaître les compétences, de manière rigoureuse, plutôt que de les faire apprendre. Il n’y a pas de cours : c’est une démarche personnalisée.
En comparaison, la formation part du fait que la personne ne possède pas de compétence dans un domaine et qu’elle souhaite les acquérir. La reconnaissance des acquis et des compétences s’adresse à une personne qui possède des compétences qu’elle a développées à travers son expérience et qu’elle souhaite faire reconnaître.
La RAC est une démarche qui permet de reconnaître les apprentissages faits à partir de l’expérience (acquis expérientiels). La démarche se traduit par la production de travaux personnels, par des observations dans le milieu de travail ou, encore, par des entretiens.
La démarche de RAC comporte 6 étapes. Vous trouverez ici (https://ceraccegeps.ca/decouvrez-la-rac/schema-de-la-demarche/) le détail de ces étapes. La mise en œuvre d’un projet de RAC en milieu de travail nécessite la collaboration essentielle entre la personne responsable en milieu de travail et celle au cégep.
Les personnes candidates potentielles sont des adultes en emploi ayant une expérience significative en lien avec le programme d’études visé et qui désirent progresser dans leur cheminement professionnel – ou dont le cheminement professionnel est mis en péril considérant qu’elles n’ont pas le diplôme requis.
En offrant la séance d’information à l’ensemble des personnes en emploi potentiellement intéressées par la démarche, il sera possible pour ces dernières de prendre connaissance des compétences du programme d’études et de ce que la démarche implique pour elles.
Voici un document indicatif permettant de mieux cibler les personnes à qui s’adresse la démarche : PROFIL DE RAC.
La nature de la motivation peut être liée à une promotion, à une sécurisation d’emploi, à un accès à l’emploi, à la mobilité interne de l’organisation, etc. La motivation à entamer une démarche de RAC et à persévérer dans celle-ci peut être accentuée par un sentiment de reconnaissance de la part de l’employeur et par un sentiment de valorisation professionnelle.
L’augmentation de l’échelon salarial (changement de classe d’emploi), la reconnaissance des heures de travail, la stabilité à la suite de l’obtention d’un poste ou encore l’accès à une permanence sont des avantages qui s’offrent aux candidats-travailleurs qui vont diplômer.
Vous pouvez lui en parler et l’inviter à participer à la rencontre d’information visant les personnes en emploi candidates potentielles à la démarche de RAC. Il est également possible de lui donner les coordonnées de la personne responsable de la RAC au cégep.
Si une personne en emploi a posé sa candidature à la RAC et n’y est pas admise à la suite de l’entrevue de validation, ça ne remet pas du tout en cause ses compétences dans l’exercice de son travail actuel. Cela indique tout simplement que ses acquis professionnels ne sont pas assez en lien avec les compétences du programme d’études concerné ou qu’ils ne sont pas complets. Dans certains cas, ce peut être la capacité à décrire son expérience qui n’a pas permis de valider l’expérience de la personne.
La personne reçoit alors une rétroaction constructive. Dès lors, des recommandations précises sur les compétences qui demeurent à développer lui sont fournies. Il sera donc possible pour cette personne de prendre les moyens nécessaires pour aller chercher les acquis manquants (ex. : formation, stage, etc.). Lorsque ces étapes en parallèle seront complétées, il sera possible pour la personne de faire revalider sa candidature en passant à nouveau une entrevue de validation.
Afin de combler les écarts entre les acquis expérientiels et les compétences du programme d’études, l’employeur pourrait offrir de la formation avant le début de la démarche de RAC. Cette formation peut prendre diverses formes et provenir de l’interne ou de l’externe. Pour une formation externe, l’employeur pourra solliciter les services du Bureau de la RAC et obtenir l’aide nécessaire à sa mise en œuvre. Le financement de la formation d’appoint peut provenir des organismes employeurs ou de partenaires (ex. : comité sectoriel de main-d’œuvre).
Puisque la démarche est individualisée et respecte le rythme de chaque candidat-travailleur, la durée totale est déterminée en fonction du temps consacré au processus. De plus, chaque cheminement est différent d’un candidat-travailleur à l’autre, puisqu’il tient compte du parcours scolaire antérieur propre à chacun. Par exemple, il est possible que des compétences soient reconnues d’entrée de jeu si le candidat-travailleur a déjà complété un cours équivalent dans une institution scolaire. La durée totale de la démarche dépendra également du programme d’études visé (AEC ou DEC). Toutes ces raisons peuvent faire en sorte que la diplomation sera obtenue à des moments différents pour des candidats-travailleurs ayant débuté la démarche en même temps.
Dans le cas d’une compétence non maîtrisée, le candidat-travailleur bénéficie d’une formation manquante. Celle-ci couvre les éléments de la compétence non maîtrisés permettant à la personne candidate de combler les lacunes observées jusqu’à la maîtrise complète de la compétence.
Les programmes d’études offerts en RAC conduisent à des diplômes au même titre qu’une formation. La sanction est la même et le diplôme est le même. C’est le cheminement pour y parvenir qui diffère. Il importe d’identifier le titre du programme (AEC-DEC) reconnu pour répondre aux exigences de qualification d’un poste dans l’organisation. L’obtention du DEC par la démarche de RAC pourra donc permettre d’être qualifié à ce titre.
Il n’y a pas d’obligation à cet effet. Ceci peut-être un incitatif. Par exemple, un montant attribué au perfectionnement annuel peut être utilisé pour assumer les frais de la démarche de RAC. Pour ce qui est des modalités ou autres, il n’y a pas de normes ou d’obligations à cet effet. Cela dit, lorsque des modalités et des conditions facilitantes sont mises en place, il est reconnu que cela favorise la motivation, la réussite et l’engagement.
La spécificité de la RAC en milieu de travail repose sur le contexte de réalisation qui entoure la démarche de la RAC que vont faire les candidats-travailleurs. Elle permet de se rapprocher de la réalité du candidat-travailleur et, si possible, de se faire évaluer dans le milieu de travail. Cela crée une cohésion entre les activités d’évaluation et les fonctions de travail du candidat-travailleur et contribue à la conciliation RAC-travail.
En RAC, il n’y a pas de cohorte ou de groupe avec un parcours et un horaire prédéfini. Il s’agit de départs « en continu », c’est-à-dire que l’admission en RAC se fait tout au long de l’année. S’il est admis, le candidat-travailleur débute sa démarche après la validation de sa candidature. La démarche RAC se réalise au rythme du candidat-travailleur selon le temps qu’il a à y consacrer et tient compte du cheminement scolaire antérieur de la personne. Parfois s’ajoute de la formation manquante durant la démarche, au besoin.
Les employeurs qui déploient une démarche de RAC en milieu de travail peuvent en tirer plusieurs avantages autant pour eux-mêmes que pour le candidat-travailleur. Découvrez les avantages de la démarche de RAC en milieu de travail à la page de RAC en milieu de travail du portail CERAC cégep : Spécificité de la RAC en milieu de travail – CERAC.
La personne gestionnaire ou responsable doit faire circuler l’information, encourager, valoriser et faciliter le processus de RAC auprès des candidats-travailleurs de son milieu de travail. Elle doit collaborer avec le cégep principalement pour relayer l’information nécessaire au bon déroulement du projet. La personne responsable en RAC fera les suivis avec les candidats-travailleurs.
La personne professionnelle de la RAC coordonne les activités de RAC. Elle déploie des activités d’évaluation, de support et de formation manquante en adaptant la démarche au contexte et à l’expérience professionnelle du candidat-travailleur dans son milieu de pratique. Elle s’assure que le candidat-travailleur a l’accompagnement et le soutien pour réaliser sa démarche. L’établissement d’un partenariat et d’une communication efficace avec le milieu de travail facilitera les échanges et les suivis concernant l’avancement du projet.
La personne gestionnaire collabore avec la personne responsable de la RAC au cégep pour faciliter la mise en place du projet de RAC dans son milieu de travail. La participation de la personne gestionnaire sera sollicitée pour l’harmonisation des tâches de travail et des activités liées à la RAC. Elle pourrait également être sollicitée pour apporter des ajustements, au besoin.
Oui, la personne responsable de la RAC au cégep s’assure que les personnes spécialistes de contenu (responsables d’évaluer les compétences) accompagnent et soutiennent les candidats-travailleurs. De plus, le candidat-travailleur participe activement à la démarche de RAC en effectuant la démonstration de ses compétences par le biais des évaluations exigées et, si nécessaire, en participant aux activités de formation manquante, s’il y a lieu.
La personne responsable de la RAC au cégep pour le programme d’études de [nom du programme] sera la personne-ressource avec qui il sera possible de communiquer. Une personne-ressource dans votre organisation pourra répondre aux questions relatives à votre milieu de travail.
A priori, non. Les activités offertes dans le cadre d’une démarche de RAC peuvent se faire de manière autonome sur le temps personnel lorsque des rencontres ou d’autres activités sont prévues en dehors du milieu de travail. Cela dit, il peut être aidant de modifier l’horaire pour soutenir le candidat-travailleur ou lui permettre de s’absenter.
Le candidat-travailleur pourra continuer sa démarche de RAC. Il sera important que la personne responsable de la RAC au cégep en soit informée afin qu’elle puisse communiquer avec la personne responsable dans le nouveau milieu de travail. À l’inverse, dans le cas où un candidat-travailleur serait nouvellement arrivé dans un établissement, la personne responsable dans le milieu de travail devrait en être informée afin d’établir une communication avec les personnes responsables au cégep.
Si la personne n’exerce plus les fonctions liées au programme d’études et qu’il lui reste des activités de RAC à faire, qui nécessitent d’être accomplies dans le cadre de son travail, le tout sera à discuter avec la personne responsable de la RAC au cégep. Celle-ci pourra également en discuter avec le candidat-travailleur. Est-ce qu’il y aurait une possibilité qu’elle change de tâche le temps d’une observation, par exemple? Ceci sera à déterminer en fonction de la situation.
La démarche se fait au rythme du candidat-travailleur et en fonction des éléments qui caractérisent son cheminement. Une ligne du temps illustrant une durée approximative sera remise à l’employeur et au candidat-travailleur et permettra, à titre indicatif, d’estimer si l’atteinte de la diplomation pour une date précise est réaliste. Il faut se rappeler que différents facteurs, tels que la prescription de formation manquante ou d’autres impératifs, peuvent contribuer à accélérer ou retarder la démarche.
L’employeur a le choix d’investir en fonction de ce qu’il est en mesure d’offrir pour soutenir ses candidats-travailleurs dans la réalisation de leur démarche de RAC. La personne responsable de la RAC au cégep collabore avec la personne responsable dans le milieu de travail afin de déterminer les besoins et de suggérer des modalités et des conditions facilitantes; le tout se fait en cohérence avec le contexte du milieu de travail et la réalisation des activités de la démarche de RAC.
La participation de l’employeur peut être officialisée par une entente de partenariat avec le Collège et contenir ces aspects :
Modalités :
Conditions facilitantes :
Le cégep peut offrir de l’accompagnement et des mesures de soutien aux candidats-travailleurs. Le milieu peut également donner accès à des ressources comme la mise à la disposition d’un local avec un poste de travail numérique.
L’implication du candidat-travailleur dans une démarche de RAC peut représenter une charge supplémentaire. Établir des moyens permettant d’alléger celle-ci peut l’aider à mieux s’organiser et ainsi réduire sa charge. La situation personnelle de chacune des personnes en emploi est différente. Il est essentiel d’en discuter avec la personne afin de répondre le mieux possible à ses besoins. Proposer une flexibilité d’horaire, offrir du temps de libération et éviter les heures supplémentaires peuvent être des moyens de soutenir certaines personnes.
La personne responsable de la RAC au cégep informe généralement la personne responsable dans le milieu de travail des activités réalisées à l’intérieur de ses murs afin de s’assurer qu’elles sont conformes à l’entente convenue. Un document indiquant la durée approximative de la démarche peut vous être transmis. Il faut se rappeler que la démarche se fait au rythme de la personne candidate. Toutefois, si du temps de libération est prévu pour faire la démarche de RAC et que la durée semble s’allonger au-delà de celui-ci, vous pouvez en discuter avec la personne responsable au cégep afin de clarifier la situation.
Il est important de se rappeler du fondement de la démarche de RAC. La démarche de RAC n’est pas un outil d’évaluation, un processus de formation, ni un mécanisme de réorganisation ou de gestion du personnel, ou encore une mise à niveau des compétences en lien avec une planification stratégique ou encore avec l’implantation de nouveaux équipements ou de technologies. En ce sens, par souci de confidentialité et pour conserver un bon climat de travail, les résultats des évaluations des acquis ne sont pas fournis à la personne représentante de l’entreprise.
Il est important de se rappeler que la démarche de RAC est avant tout une manière pour la personne en emploi de se qualifier. L’implication de l’employeur contribue à la motivation, à l’engagement de la personne et à la réussite de sa démarche. Elle doit se faire dans une vision de soutien, d’amélioration continue et de gestion de carrière.
Il importe de bien faire la distinction entre un processus de formation et une démarche de reconnaissance des acquis et des compétences.
Les commentaires sont les bienvenus et permettront les ajustements si nécessaire. Il s’agit simplement de communiquer avec la personne responsable de la RAC au cégep.
Le titre du programme d’études et son numéro correspondent généralement à un nombre d’heures de cours. Il est possible de faire la demande à la personne responsable de la RAC au cégep pour obtenir cette information et de valider le tout avec la personne responsable des ressources humaines de votre organisation. Ceci reste indicatif : la nature des compétences a plus d’incidence que le nombre d’heures.
Plusieurs programmes sont offerts en RAC. D’abord, il est important de déterminer les éléments suivants :
Pour déterminer s’il y a des possibilités pour des personnes de votre milieu de travail de faire de la RAC, la personne responsable de la RAC au cégep pourra vous guider. Pour les formations relevant de la formation professionnelle (ex. : AEP- DEP XX), vous pouvez communiquer avec la personne conseillère pédagogique et experte-conseil au CERAC de la formation professionnelle de votre région. (http://www.ceracfp.ca/fr)